Dans le cadre de la 10e édition du SOKO Festival / Yaar Music, les soirées artistiques se sont poursuivies, ce samedi 11 janvier 2025, dans les locaux du Goethe-Institut, à Ouagadougou. Une deuxième soirée marquée par des performances musicales et chorégraphiques.

Trois jours déjà que le SOKO Festival / Yaar Music déroule son tapis au profit des artistes chanteurs et autres professionnels de la filière musique d’Afrique et d’ailleurs. Trois jours au cours desquels l’événement déjà pu accueillir plusieurs activités dont des formations, des rencontres professionnelles, et bien entendu la plateforme festive, notamment les prestations artistiques. Et encore une fois, la scène du Goethe-Institut a brillé de mille feux dans la soirée du 11 janvier 2025.

Plusieurs prestations artistiques étaient au programme, notamment des prestations musicales mais aussi des représentations de spectacles de danse chorégraphique. D’entrée, c’est le spectacle « Tozeli » de Kroukpé Landry Affri qui a tenu en haleine le public. Il s’agit d’un solo de danse contemporaine qui retrace la quête identitaire d’un jeune garçon en proie å des doutes profonds et à des conflits intérieurs. Le second spectacle est de Charlemagne Kevin Kaboré et s’intitule « L’ombre de l’âme ». Cette pièce solo est une réflexion sur notre époque, un appel à la prise de conscience faceaux défis contemporains.

Quant aux prestations musicales, elles ont été d’abord marquées par les performances de PAMIKA. Vainqueur du concours Case Sanga au Mali, PAMIKA a depuis lors fait preuve de grand talent. Et sur la scène du Goethe-Institut, elle a une fois de plus fait montre de son savoir-faire. Devant un public acquis à sa cause, elle a livré une grande prestation. A l’en croire, c’est toujours une joie pour un artiste de voir qu’un public apprécier sa prestation. Du reste, elle a tenu à féliciter et encourager le promoteur Keïta pour les 10 ans de l’événement.

Cette 2e soirée artistique, c’est aussi la présence du duo de griots maliens, Bassekou Kouyaté et Ami Sakho. Ces deux artistes sont surtout connus pour leur performances et énergie sur toutes les scènes qu’ils ont foulées. De l’Afrique en passant par l’Occident, ils ont toujours su captiver le public, l’un par sa virtuosité à jouer le n’goni, instrument de musique traditionnelle, et l’autre de par sa belle voix. Ensemble, ils l’ont encore démontré ce soir du côté du Goethe-Institut. De l’avis de Bassekou Kouyaté, la musique ouest africaine a toujours inspiré les créateus dans le monde, en particulier la musique manding. C’est pourquoi elle mérite d’être valorisée. Par ailleurs, il a profité pour encourager le promoteur du SOKO et appeler les autorités à soutenir cet événement d’une grande importance.
Par Boukari OUEDRAOGO
