Dans le cadre du Yaar Music qui se déroule conjointement avec le SOKO Festival, le Goethe-Institut, à Ouagadougou, abrite des rencontres professionnelles. Ce mardi 14 janvier 2024, deux panels étaient au rendez-vous dont l’un intitulé « Communication et réseautage dans l’univers artistique », a été distillé par Abdoulaye Bâ, administrateur, entrepreneur et promoteur d’événements culturels, basé au Sénégal.

Depuis quelques années, le SOKO Festival se déroule conjointement avec le marché des arts et de la scène du spectacle, dénommé Yaar Music. Ce marché se veut un espace de réflexion pour la promotion et la commercialisation des œuvres musicales. Des dires de Freeman Tapily, artiste chanteur et coordonnateur du SOKO Festival, l’idée est de favoriser un réseautage entre les professionnels africains de la filière musique. A termes, il s’agit de participer à la professionnalisation des acteurs de la filière musique pour une meilleure exportation des artistes-musiciens africains.

Le panel sur le thème « Communication et réseautage dans l’univers artistique » entre donc dans ce cadre. Pour Freeman Tapily, l’un des éléments les plus importants de ce panel, a été de montrer aux différentes parties prenantes qu’il existe des mécanismes de mobilités et de financement, et ensuite proposer des stratégies pour y postuler. Substantiellement, les participants ont été édifiés sur les outils modernes et pratiques pour renforcer leur visibilité, tout en découvrant des stratégies de réseautage adaptées au contexte africain et international.

« Pour des entrepreneurs culturels qui n’ont pas les informations nécessaires, ce n’est pas toujours évident. Et chez nous au SOKO Festival/Yaaar Music, c’est ce que nous faisons depus quelques années. Nous leur identifions des portes vers lesquelles ils peuvent aller. Et ensuite, nous leur donner les outils nécessaires au cas où lis veulent postuler. Et en la matière, les mécanismes de financement ne manquent pas. Il faut juste vers lesquels s’orienter », a expliqué le coordonnateur général du SOKO.

Ce sont donc des échanges enrichissants qui se sont déroulés entre le communicateur, Abdoulaye Bâ et l’ensemble des participants. Pou ce dernier, une bonne communication dans l’univers artistique doit s’appuyer sur plusieurs éléments importants. « Pour un artiste qui a un événement, il doit mettre en place une stratégie de communication impactante, prenant en compte les démarches de communication, l’implication des médias locaux, la communication digitale, et toute de sorte de réseaux lui permettant de susciter de l’intérêt par rapport à son activité », a-t-il précisé. A l’en croire, une bonne stratégie de communication doit débuter six mois avant la tenue de l’événement pour ce qui est de la communication, et une année en ce qui concerne les démarches administratives.
Par Boukari OUEDRAOGO
