Mentorat / Photosa 2025 : 10 jeunes à l’école de la photographie d’auteur

Depuis fin février 2025, une dizaine de jeunes passionnés s’outillent à la photographie d’auteur. Portée par le Cercle des photographes du Burkina (CERPHOB), cette session de formation entre dans le cadre du traditionnel programme de mentorat de la Biennale photographique du Burkina Photosa, dont la troisième édition est attendue du 22 au 29 novembre 2025, à Ouagadougou.

 

Les jeunes mentorés lors de la présentation des projets à la presse

La Biennale photographique du Burkina Photosa a été initiée par le Cercle des photographes du Burkina en 2021. Elle est essentiellement destinée à promouvoir et à faire découvrir la photographique d’auteur auprès des communautés au Burkina Faso. De façon substantielle, la biennale permet aux photographes burkinabè d’exposer leurs œuvres aux côtés de photographes professionnels internationaux. Le programme de mentorat qui consiste à initier les jeunes passionnés de la photographie d’auteur ou encore appelée photographie d’art, se veut un des programmes phares de cette biennale.

 

Une Participante expliquant ses œuvres

En effet, plusieurs jeunes sont sélectionnés en amont de chaque édition de Photosa, en vue de prendre part à ce programme de mentorat. À en croire Adrien Bitibaly, président du CERPHOB et promoteur de la biennale, ce programme de mentorat est le cœur de Photosa, en ce cens qu’il ambitionne d’apporter un accompagnement aux jeunes qui aspirent faire carrière dans la photographie d’auteur. Essentiellement, le programme de mentorat apporte aux différents participants les outils nécessaires à l’initiation de cette forme de photographie. Pour la 3e édition de Photosa attendue du 22 au 29 novembre prochain, ils sont dix jeunes dont 5 hommes et 5 femmes à prendre part au programme de mentorat.

 

Adrien Bitibaly, promoteur de la Biennale Photosa

Des dires du promoteur de la biennale, le mentorat se déroule en deux étapes, notamment celles de la théorie et de la pratique. « Nous avons d’abord eu une semaine de formation théorique qui a porté sur les grands thèmes de la photographie, la découverte de la photographie d’auteur, l’appréciation d’une image photographique, l’élaboration d’un projet photographique, l’apport de pertinence à un projet photographique, la recherche de financement, et comment se modeler pour répondre à une commande photographique. Ensuite, nous avons eu une semaine de pratique, au cours de laquelle les apprennants sont aillés sur le terrain. Durant cette étape, ils se sont prêtés à l’exercice de convaincre un inconnu à adhérer à leur projet photographique. Après, chacun a commencé un projet personnel sur lequel il va poursuivre durant 7 mois », s’est exprimé Adrien Bitibaly.

 

Du reste, les phases théorique et pratique ont été suivis par celle de la critique, notamment comment faire l’editing, comment faire le choix des œuvres selon leur pertinence. Durant les 7 mois, les participants seront toujours accompagnés dans la finalisation de leurs projets, notamment en ligne mais également en présentiel. Une exposition des œuvres des participants bouclera ce programme de mentorat lors de la 3e édition de la Biennale Photosa en novembre prochain.

 

Emmanuel Badiel, jeune photographe mentoré expliquant ses œuvres sur la vie autour du barrage de Tanghin

Pour le promoteur de Photosa, la photographie est un moyen d’expression qui permet de témoigner de notre époque. Et le programme de mentorat offre cette opportunité aux jeunes de documenter le Burkina Faso. Emmanuel Badiel, jeune mentoré à ce programme, oriente son projet sur la vie autour du barrage de Tanghin. À l’en croire, ce barrage a vu le jour en 1963, avec pour principal objectif d’alimenter la ville de Ouagadougou en eau potable. Mais avec le temps, une vie s’est développée autour cette étendue d’eau. L’idée donc, selon Badiel, c’est de faire un travail assez large en photographiant tout ce qui entre dans le cadre de la vie autour du barrage, la la pêche, etc.

 

Une œuvre de Emmanuel Badiel montrant des pirogues de pêche sur les rives du barrage

Ancien élève du Collège protestante de Ouagadougou, Emmanuel Badiel a longtemps assisté à la mutation des activités autour du barrage. « Durant les 7 mois, j’irai en plus en profondeur pour faire ressortir tous les éléments pertinents, permettant de mettre en exergue la vie autour du barrage. À terme, c’est de pouvoir exprimer des choses sans pour autant le dire. En effet, en photographiant la vie autour de ce barrage, on découvre par exemple la pollution qui menace la disparition de ce joyau. Ce barrage apparaît comme le dernier bastion en temes d’équilibre écologique dans la ville de Ouagadougou. Nous avons donc intérêt à le préserver », a-t-il soutenu.

 

Par Boukari OUEDRAOGO

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