L’Association DIZENIDANI pour la Promotion Éducative de Tiébélé (ADPET) a officiellement lancé, ce mercredi 18 mars 2026, la 11e édition du concours Dora de peinture murale traditionnelle Kassena. Ce sont 120 jeunes filles issues de 12 établissements scolaires de la commune de Tiébélé et localités environnantes qui sont en lice pour cette édition 2026 du concours.

Comme chaque année, la cour royale de la commune de Tiébélé dans la région du Nazinon, abrite le concours Dora, peinture murale traditionnelle Kassena. 11e édition du genre cette année, le top départ de l’événement a été donné dans la cour royale, en présence du président de l’association DIZENIDANI, Abatidan Casimir Nassara, et le représentant de Sa Majesté Poa-wê, Chef de canton de Tiébélé. Au total, 12 lycées et collèges de la commune et ses environs prennent part à cet énième rendez-vous.

Pendant quatre jours, les participantes seront chargées de renouveler la peinture murale des habitats traditionnels au sein de la cour royale, sous la supervision de formatrices expérimentées. De façon substantielle, elles utiliseront des matériaux locaux tels que l’argile, la latérite rouge, le basalte, le talc et un vernis obtenu à partir de l’écorce du nieré pour restaurer les peintures murales. Ce processus de rénovation comprend plusieurs étapes, notamment le crépissage des murs pour les préparer ; l’application d’une première et d’une deuxième couche de peinture ; la reproduction de symboles historiques Kassena ; et le vernissage final pour protéger les œuvres.
A travers ce procédé, les participantes entendent ainsi mettre en valeur l’art traditionnel Kassena et contribuer à la préservation de ce patrimoine culturel.

En rappel, le concours Dora se veut un événement annuel qui rassemble des jeunes filles des écoles de Tiébélé et autres localités environnantes, autour de l’art traditionnel de la décoration murale Kassena. L’association DIZENIDANI, à l’origine de ce projet, entend ainsi transmettre les techniques ancestrales de décoration murale aux nouvelles générations, en mettant en avant la jeunesse locale.
Par Boukari OUEDRAOGO
