24 heures après le début des activités, la 10e édition du SOKO Festival / Yaar Music a été officiellement lancée, ce vendredi 10 janvier 2025, au Goethe-Institut. C’était au cours d’une soirée marquée par des alllocutions et des prestations artistiques.

Au-delà de participer à servir de tremplin pour les artistes fare valoir leur talent en présence d’autres secteurs de la filière musique, le SOKO Festival / Yaar Music, est aujourd’hui un véritable pont d’échanges culturels entre les peuples. Et comme à l’accoutumée, le Festival reçoit à Ouagadougou, des artistes et professionnels de musique venus Afrique et de l’Europe. Rencontres professionnelles, formation, danse et concerts, ce sont entre autres les activités phares de cet événement. Si les activités de la 10e édition placée sous le thème « Nouveaux Horizons », à débuté, à débuté la veille, c’est véritablement dans la soirée du 10 janvier que le Festival a officiellement pris son envol

En effet, c’est devant un parterre d’invités, notamment des professionnels du secteur, mais aussi d’autres festivaliers que le promoteur de l’événement accompagné, du parrain de l’édition et du directeur du Goethe-Institut, que le top départ a été donné. Pour sa part, le directeur du Goethe-Institut a salué réitéré son immense joie d’accueillir une fois de plus le SOKO Festival. Pour lui, c’est un véritable cadre d’accroissement de visibilité pour les artistes, et un des rares moments de communion et d’échanges culturels entre les peuples. Il a par ailleurs salué les efforts consentis par les organisateurs à tenir un tel événement durant 10 belles années sans discontinuité.

Cela dit, cette cérémonie de lancement a laissé ainsi place aux traditionnelles soirées artistiques. Pour cette première, de l’édition c’est le mythique groupe burkinabè Kundé Blues et le jeune artiste rappeur burkinabè, Toksa qui ont donné le ton sur la magnifique scène du Goethe-Institut. Formé de musiciens et de chanteurs, les Kundé Blues ont une fois fait montre de leur savoir-faire sur scène. Leur musique est un véritable fusion entre le terroir et la modernité, notamment le blues et le jazz. Quant à Toksa, il durant 30 minutes chrono, acquis le public à sa cause. Purée rappeur, ces sonorités ont une fois de plus fait danser le public du Goethe-Institut. D’ailleurs, il pas manqué d’exprimer sa joie d’être toujours sur la scène du SOKO. En effet, le fils de la principauté a été lauréat du SOKO 2021.

Mais avant, le public a eu la chance d’assister à deux magnifiques représentations de spectacles de danse. Le premier « Tout allait bien » du duo Sylvia Ferraris et Boniface Yameogo, est un chef d’œuvre artistique à travers lequel ce duo veut engendrer des réflexions sur ce qui nous relie au plus profond pour permettre un changement d’ouverture d’esprit. Le 2e spectacle de la soirée, fruit de Ouanemanegré Abdoul Aziz, s’intitule « Koutaaba ». Avec come élément central le terrorisme, cette pièce vise à sensibiliser les populations africaines en général et celle du Burkina Faso en particulier à faire taire cette violence…

Prennant la parole, Ibrahim Keïta, promoteur du SOKO Festival a exprimé son satisfecit pour cette première soirée artistique. « On est déjà content de tenir cette 10e édition du SOKO, car ce n’était pas évident. Et après, c’est une véritable joie de réussir cette toute première soirée artistique de l’événement. Les artistes o t donné le meilleur d’eux-mêmes, quant on voit cette communion qui a eu lieu ce soir. J’invite donc le public à sortir massivement pour le reste du Festival », s’est-il confié.
Par Boukari OUEDRAOGO
