La commune de Sindou, dans la région des Tannounyan, a accueilli la toute première compétition cycliste féminine. Cette initiative, qui a rallié l’entrée de la ville aux pieds des pics de Sindou, s’inscrit dans le cadre d’une sortie de détente sur ledit site touristique, en marge de la deuxième édition du Festival international des cascades (FESTICAS). C’était ce jeudi 9 avril 2026, en présence du Président de la délégation spéciale de Sindou.

Après le semi-marathon qui a relié la commune de Bérégadougou aux dômes de Fabédougou, le 7 avril dernier, c’était au tour de la commune de Sindou de recevoir une compétition de cyclisme au profit des femmes. Ce tour cycliste entre dans la dynamique d’une sortie détente au niveau des pics de Sindou. Il s’agit, à travers cette initiative, première du genre lors d’une édition du Festival international des cascades, de valoriser les pics de Sindou, l’un des sites touristiques les plus importants de la région des Cascades.

Environ une vingtaine de femmes se sont présentées à l’entrée de la ville pour le coup de pédale, avec pour objectif d’être la première à parcourir les 1000 mètres qui rallient le site des pics de Sindou. Au-delà d’une simple compétition, ce tour cycliste vise premièrement à mettre en valeur les femmes, notamment celles de la commune de Sindou, en marge de l’un des plus grands festivals de promotion du tourisme. En sus, il entre dans le cadre des innovations majeures apportées à cette deuxième édition pour une meilleure visibilité des sites touristiques de la région.

Le point d’arrivée, transformé en une véritable cérémonie de réjouissance, a permis aux centaines de festivaliers de découvrir les potentialités artistiques de la commune. Au nombre de ces potentialités, l’on pourrait retenir la danse des masques et également le Wolosso. Le Wolosso est une danse séculaire qui se transmet de père en fils au fil du temps. Interprétée pendant les célébrations par les héritiers d’anciens captifs de guerre, elle agit aussi comme un rituel coutumier de médiation. En désamorçant les différends et en restaurant la paix, ce patrimoine immatériel a longtemps garanti l’harmonie et l’unité au cœur du groupe.
Le reste de la journée a été consacré à une détente et une visite guidée sur les pics de Sindou.
Par Boukari OUEDRAOGO
