Deux semaines après le début des activités de la quatrième édition du programme de mentorat en photographie d’auteur, le Cercle des photographes du Burkina (CERPHOB) a officiellement bouclé la première phase du projet, axée sur la formation théorique et pratique en présentiel. L’apothéose de cette première phase s’est traduite par la présentation des ébauches de projets photographiques des différentes mentorées. C’etait le 16 janvier 2026 à Ouagadougou.

Porté par le CERPHOB, le programme de mentorat s’illustre au fil des années comme l’un des cadres les plus importants pour l’initiation des jeunes passionnés à la photographie d’auteur. Elle se tient en prélude à la Biennale de photographie du Burkina Photosa. 4e édition du genre, le programme se déroule cette année avec l’appui financier du Fonds de développement culturel et touristique (FDCT) et de la Coopération Suisse à travers le premier appel à projets du Programme d’appui au développement des industries créatives (PADIC).
Après deux semaines de formation théorique et pratique, les photographes mentorés ont présenté les ébauches de leurs différents projets photographiques. Ce processus a consisté à présenter des photos, suivant des thématiques choisies et par eux-mêmes. Selon Adrien Bitibaly, président du CERPHOB et par ailleurs directeur de Photosa, ces ébauches sont une sorte de rappel aux mentorés qu’ils ont une sorte de devoir à la fin du programme de mentorat. En effet au nombre d’une dizaine, ils auront la lourde tâche de participer à une exposition collective à l’issue du programme.

« L’idée, à travers la présentation de ces ébauches de projets, c’est de montrer comment les mentorés arrivent, à partir de rien, à penser et matérialiser une idée de projet, en partant d’une note d’intention claire sur laquelle ils vont travailler durant les six mois à venir », a confié Adrien Bitibaly. Selon ses propos, durant les six mois, le travail des jeunes mentorés sera axé sur la recherche et la création. Durant cette phase, ils bénéficieront d’un accompagnement en ligne et en présentiel. L’objectif, selon lui, est qu’à l’issue du programme, chaque jeune mentoré puisse montrer un projet abouti, qui raconte leur idée de départ et à travers lequel il s’identifie lui-même

Au total, ce sont dix jeunes, dont trois femmes, qui prennent part à ce quatrième rendez-vous du mentorat. Et à l’occasion de la fin de cette première phase du projet (formation pratique et théorique), seulement quatre ont été retenus pour présenter leurs ébauches de projets. Parmi eux, Samuel Kadiogo s’illustre avec son projet photographique essentiellement orienté sur l’agroécologie. Titulaire d’un diplôme en agronomie, ce jeune a fini par développer une certaine passion pour tout ce qui touche à l’agroécologie. À partir de sa série photographique, il entend mettre en avant le compostage.

« Mon projet photographique vise à documenter le compostage, une technique agroécologique qui transforme les déchets organiques en un fertilisant riche pour régénérer les terres dégradées. À travers mes images, je souhaite capturer la texture de cette transformation, mettre en avant l’humain au cœur du processus et révéler les couleurs de cette pratique », a-t-il expliqué.
En rappel, l’exposition collective prévue pour une durée d’un mois, est attendue le 30 juin prochain, du côté du Musée National du Burkina Faso.
Par Boukari OUÉDRAOGO
