L’artiste-chanteur burkinabè Elty, Lionel Tankaono à l’état civil, signe officiellement la sortie du tout premier album de sa carrière, « Likambia ». Composé de 13 titres, dont une intro, l’œuvre discographique se veut profondément inspirée des souvenirs, des réalités sociales, des émotions et des expériences qui marquent une vie. Chanté en français, dioula, mooré et gulmancéma, l’opus a été officiellement présenté à la presse ce mardi 2 juin 2026, au Théâtre populaire Désiré Benogo de Ouagadougou.

Révélé au public burkinabè en 2022 à travers son single à succès « Doudouni », Elty est un jeune artiste dont le talent ne souffre d’aucune contestation. Son style musical est constitué de sonorités mêlant afro-pop, RnB et influences africaines. Après plusieurs années au cours desquelles l’artiste a acquis beaucoup d’expérience à travers d’autres singles et un grand nombre de scènes, il est enfin prêt à franchir une étape de sa carrière. Par ailleurs, il est lauréat des Kundé de la Révélation et de l’Espoir en 2023, ainsi que des 12PCA et du FAMA.
« Likambia », la première œuvre discographique de sa carrière, se veut la somme de toutes ses années d’expérience. Le titre éponyme de l’album, signifiant « ce qui ne s’efface pas », s’inspire des traces que la vie laisse en chaque être humain. À travers les 13 titres qui composent cet opus, le « pain », comme ses fans le surnomment, aborde les douleurs silencieuses, les souvenirs, ses combats personnels, l’amour, l’amitié, la famille et la résilience.

Pour l’artiste, « Likambia » s’adresse à tous ceux qui portent en eux une histoire, une vocation, une promesse ou un souvenir que le temps ne réussit jamais à effacer. Ce coup d’essai, selon lui, est fondamental pour la suite de sa carrière, d’où un besoin d’accompagnement et de bénédictions de tous. Par ailleurs, le début de l’intro de l’album est un savant montage de la note vocale de sa génitrice en langue gulmancéma, une sorte de bénédiction avant d’entrer dans le vif du sujet.
Langue maternelle de l’artiste, le gulmancéma est encore représenté à travers le titre éponyme de l’album, « Likambia », en duo avec Mariah Bissongo, l’une des figures majeures de la musique burkinabè. On retrouve également des titres en mooré dont « Sid nan bassé », « Fibam ti widgui », « San ka toin », « Fô logamin » et « Roogo ». Le dioula est représenté par le titre « Bobo kadigné » en featuring avec Faity Baby. « J’ai signé », « L’enfant de la tantie », « Dieu n’est pas gaou », « Dis-moi » en featuring avec Kevin Milk, et « Mon ami » sont parmi les titres chantés en français.

« Qui parle de cicatrices parle d’enracinement. Une sorte de retour aux sources. C’est pourquoi sur chaque titre de l’album vous retrouverez au minimum un instrument traditionnel burkinabè. La vérité est que je reste persuadé que nous ne pouvons pas conquérir l’international si nous ne valorisons pas aussi ce qui vient de chez nous », a insisté l’artiste. Dans le sillage de la promotion de l’album s’inscrit également une série d’activités, dont des concerts caritatifs, etc.
« Likambia » est disponible sur toutes les plateformes de téléchargement et de streaming légal, mais également en version clé USB au prix unitaire de 5 000 francs CFA.
