Porté par le magazine Radkal Mag, le Baobab d’Or est une distinction qui célèbre le mérite d’hommes et de femmes de divers domaines d’activité qui, par leurs parcours, se sont démarqués et constituent des exemples de réussite pour la jeunesse. La 8e édition, qui s’est déroulée le dimanche 28 juin 2026 au CENASA, a couronné le célèbre guérisseur et tradipraticien burkinabè, El Hadj Saïdou Bikienga Manegr Naaba Sanem, alias Saïdou Nagréongo.

Après le PDG Seydou Boro en 2025, le Baobab d’Or a porté son choix sur El Hadj Saïdou Bikienga, plus connu sous le nom de Saïdou Nagréongo. Figure majeure de la médecine traditionnelle au Burkina Faso et au-delà des frontières, son parcours et son impact socio-économique dans la région de l’Oubri et dans tout le pays forcent l’admiration. Déjà reconnu pour prodiguer des soins à base de plantes à de nombreux patients, Saïdou se distingue également par ses nombreuses actions en faveur de l’économie sociale et solidaire dans sa région : éducation, humanitaire, construction d’infrastructures, etc.
Par ailleurs, sa contribution à la médecine traditionnelle lui a valu le titre de Docteur Honoris Causa. Désigné Trésor Humain Vivant (THV) par les plus hautes autorités du pays, il est également Ambassadeur pour la Paix. C’est au regard de ce parcours remarquable qu’il a été désigné Baobab d’Or lors de ce 8e rendez-vous annuel. En présence de sa famille, d’amis, d’autorités administratives et coutumières, il a reçu son trophée. Témoignages de personnes ressources et proches, prestations d’artistes et remise d’attestations ont marqué la soirée.

Pour le récipiendaire, c’est un honneur de recevoir le Baobab d’Or, qui vient reconnaître l’ensemble de ses efforts pour le bien-être des populations. « En posant des actes au profit de l’humanité, on n’attend pas forcément une récompense. C’est pourquoi je tiens à remercier les initiateurs de cette cérémonie, qui vient nous rappeler que nos actes sont suivis et appréciés. Mon souhait est qu’elle perdure afin de continuer à mettre en lumière les personnes qui impactent, devenant des exemples pour la jeunesse. Que la paix règne dans notre pays », s’est-il exprimé.
Représentant le ministre en charge de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, parrain de la soirée, Hamidou Bamogo, a rendu hommage à Saïdou Nagréongo, dont l’engagement auprès des populations et la richesse du savoir-faire viennent d’être reconnus. Il a également félicité les organisateurs pour leur résilience. Pour lui, dans un monde où l’on célèbre généralement les œuvres après le départ des hommes, le Baobab d’Or se démarque en choisissant de le faire de leur vivant.

« Le Baobab d’Or est un acte de mémoire, un devoir de reconnaissance, un témoignage de gratitude envers ceux qui construisent souvent dans la discrétion notre société. En célébrant nos modèles, nous transmettons à la jeune génération le goût de l’effort, de l’excellence et du service. Cette année, votre choix s’est porté sur un homme dont le parcours force le respect. Par sa maîtrise des savoirs endogènes, sa disponibilité constante et son don de soi, Saïdou Nagréongo apporte l’espoir à des milliers de personnes issues de divers horizons. Puisse ce prix honorifique lui donner encore plus de force pour continuer », a-t-il soutenu.

Karim Compaoré, alias Cool K, promoteur du Baobab d’Or, s’est réjoui du bon déroulement de cette édition, malgré un contexte économique morose. Ce n’était pas évident, selon lui, mais tout s’est bien passé pour rendre célébrer un « Baobab » de notre pays, voire de tout le continent africain. Des personnalités ressources, à l’image de Boubacar Sidnaaba Zida (ancien lauréat du Baobab d’Or) et El Hadj Abdoulaye Diallo Wendtiplayolsé (guérisseur et ancien disciple de Saïdou Nagréongo), ont également rendu un hommage mérité au nouveau Baobab d’Or.
Par Boukari OUEDRAOGO
