Portée par l’association Art et Culture, la Biennale Internationale de Sculpture de Ouagadougou (BISO) réunit tous les deux ans dans la capitale burkinabè, un bon nombre d’artistes plasticiens, notamment des sculpteurs. Cette édition, placée sous le thème « Frontières insoutenables », accueille 16 artistes venus de divers pays d’Afrique et d’ailleurs. Après un mois de résidence de création, le vernissage de l’exposition est intervenu ce vendredi 20 novembre 2025, du côté du FESPACO.

La BISO se veut une biennale qui vise à promouvoir les professionnels et les œuvres d’art plastique, notamment la sculpture. Elle vise un double objectif : d’une part, intégrer la richesse de la production artistique africaine dans le monde de l’art et, d’autre part, la présenter aux amateurs et aux acteurs du marché de l’art, tels que les curateurs, les galeries, les collectionneurs et les journalistes. 4e édition du genre, cette édition, à travers son thème, invite les artistes à réfléchir sur les limites et les barrières qui séparent les peuples et les cultures.

Du 17 octobre au 20 novembre 2025, les 16 artistes venus de 15 pays différents, ont investi plusieurs espaces à Ouagadougou en vue de sortir des œuvres de qualité. Ces espaces sont entre autres la résidence Lwili à Dapoya, le Centre National d’Artisanat d’Art, l’Espace soudure chez Norbert à Dapoya, l’Espace soudure chez Ousmane à Dapoya, l’Atelier bronze chez Bonkoungou à Ouidi, et l’Atelier de menuiserie chez Kaboré à Ouidi.

Le vernissage organisé au sein du siège du FESPACO marque ainsi près d’un mois d’exposition. À en croire Nyaba Ouédraogo, co-promoteur de la BISO, les résidences visent à accompagner les artistes dans l’exploration de nouvelles techniques et de nouveaux matériaux et favoriser l’échange des savoir-faire avec les artisans, artistes et designers burkinabés. Immigration clandestine, résilience, espoir, etc., sont entre autres les thématiques abordées par les artistes dans leurs œuvres. À travers leurs créations, les artistes amènent à s’interroger sur notre place en tant qu’être humain à la notion des frontières.

Cette édition de la BISO accueille également l’exposition « La nuit du pagne tissé », une exposition qui questionne l’identité culturelle et la mémoire collective. Plus concrètement, l’exposition met en évidence ce que les héros du Burkina Faso auraient préféré en matière de tenue traditionnelle s’ils vivaient aujourd’hui. « La Nuit du Pagne Tissé est une célébration vivante : défilés rituels, danses textiles, silhouettes sculptées par le vent, où le tisserand devient poète, le styliste devient griot, et le corps devient archive mouvante de l’Afrique », a résumé Nyaba Ouédraogo.

À noter que la cérémonie d’ouverture officielle est intervenue en présence du représentant du ministre en charge de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, etc. Par ailleurs, l’ambassadeur de l’Union Européenne au Burkina Faso, Philippe Bronchain, a salué les porteurs de la BISO. Pour lui, l’initiative est devenue au fil des années, un véritable espace de promotion et de valorisation des artistes plasticiens, notamment les sculpteurs. Aussi, il a souligné l’importance pour l’Union européenne de soutenir cette biennale. « Les arts et la culture sont des moteurs de développement, des vecteurs de dialogue et des piliers pour la cohésion sociale. Cela dit, nous pensons que là où l’art existe, la résilience grandit… », a-t-il signifié.
Pour rappel, l’exposition de la BISO 2025 s’étend jusqu’au 22 décembre prochain, au siège du FESPACO.
Par Boukari OUÉDRAOGO
