Danseur chorégraphe professionnel bien connu du côté de l’hexagone, Papson Sylla lève le voile sur sa nouvelle œuvre musicale intitulée « Djoula ». Il s’agit d’un single à travers lequel l’artiste lance un cri de cœur face à l’intolérance, la méchanceté et la jalousie, tout en invitant à la cohésion sociale et au vivre-ensemble entre les peuples du continent.

Fervent défenseur contre la discrimination sous toutes ses formes, c’est d’abord dans l’univers de la danse que Papson Sylla s’est fait connaître. S’illustrant en tant que plus jeune chorégraphe d’Abidjan, puis au sein du célèbre ballet national Kotéba du côté de la lagune Ébrié, avec qui il a parcouru le monde entier. Du festival d’Avignon aux shows d’ouverture et de clôture des Jeux olympiques d’Atlanta, aux États-Unis, en passant par ses collaborations avec de grands noms de la musique africaine comme Tiken Jah, Cesária Évora, Amadou et Mariam, etc., Papson Sylla s’est construit une véritable carrière au fil des années.
La somme de toutes ces expériences révèle en lui une autre passion : celle de la musique. Depuis belle lurette, Papson Sylla allie danse, formation et musique. « Maman », « Aventurier » sont, entre autres, ses chansons. Sa musique est d’obédience reggae, un genre musical qui permet de faire passer des messages profonds et engagés. Sa toute nouvelle sortie intitulée « Djoula » en est une parfaite illustration.

« Djoula » se veut un titre chanté en français et en malinké (dioula), à travers lequel Papson Sylla exprime un cri de cœur : celui de la lutte contre toutes les formes de méchanceté et bien d’autres vices qui minent les communautés africaines. Véritable délice, cette chanson résume toute la lutte à laquelle il s’est engagé depuis longtemps, une lutte qui vise à mettre fin à la discrimination, à la jalousie, à la méchanceté, afin de parvenir à une vie harmonieuse et à un continent développé et épanoui.
Au départ de sa carrière musicale, la musique de Papson Sylla était beaucoup plus orientée vers la variété, mettant ainsi en avant sa polyvalence et son sens de la créativité. Après avoir pris conscience de sa détermination à faire de la lutte contre la discrimination son combat de tous les jours, il a choisi d’orienter son identité musicale vers le reggae. À l’en croire, c’est le meilleur moyen de passer des messages engagés.

« J’ai toujours été quelqu’un qui est contre toutes les formes de ségrégation. C’est l’une des raisons qui m’a amené à la musique, notamment au reggae. Il s’agit pour moi de faire de la musique une véritable arme de sensibilisation et de conscientisation. Je me définis comme un panafricain, et c’est ma manière à moi d’apporter ma contribution, mais aussi d’alerter la jeunesse. « Djoula » est donc une chanson qui s’inscrit dans cette dynamique de prise de conscience : une prise de conscience face aux dangers qui peuvent freiner l’évolution de notre continent. Il est essentiel pour chacun de jouer sa partition, et cette chanson est la mienne », a-t-il soutenu.
Une très belle chanson à découvrir et à consommer sans modération via le lien ci-dessous 👇
https://youtu.be/Qeg6zCfLB3w?si=yfD
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Par Boukari OUEDRAOGO
